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ROMAN INTERACTIF 

 

J’ai écarté deux mèches de ces cheveux, et me suis frayé un passage dans le creux de son cou. Sous sa chevelure, j’ai glissé ma tête et trouvé un petit coin de peau, étonnement chaud et doux... J’ai pressé lentement une patte puis l’autre en sortant mes griffes à chaque fois et en les enfonçant dans la peau. Je me suis mis à ronronner avec gravité. J’ai collé mon museau humide contre sa peau entre mes coussinets. J’ai réchauffé doucement mon nez dans la buée de ma respiration. Elle a commencé à me caresser la tête. C’était notre embrassade du soir avant de dormir. Nous entrions dans la nuit, sa tête à elle posée sur son oreiller et moi en boule juste à coté, sur l’autre oreiller de plume.

 

Ce matin là il fallait beaucoup d’optimisme pour ne pas être tentée de rester dans le lit tranquillement, tellement le ciel était gris, sale, huileux. Pour la réveiller, je lui ai tiré les cheveux en longeant sa tête et en marchant consciencieusement sur ces boucles éparpillées sur l’oreiller. D’habitude le matin j’ai faim, je suis affamée, enfin disons que mon appétit me tenaille. J’ai réussi à lui faire ouvrir un œil. Elle m’a regardé d’une pupille réprobatrice et j’ai butiné innocemment l’oreiller, avec l’air de rien. Elle a enfilé avec lenteur un pull, les gestes au ralentit elle a trouvé ces chaussons et m’a suivit dans la cuisine. Elle a tâtonné dans le placard et trouvé une de mes boites favorites. Il faut dire que j’ai sélectionné ma nourriture depuis longtemps. Je refuse tout ce qui ne me plait pas, je passe devant mon assiette je renifle et continue mon chemin puis je reviens lentement en tournant en boucles autour de ma gamelle sans même y jeter un œil, je fais quelques voltes, m’assoie l’air sérieux, et attend. Elle comprend tout de suite et choisit une autre boite qui me convient.

Ce matin là elle a ouvert une boite d’une marque très répandue, que l’on trouve au supermarché. La boite semblait plus dure à ouvrir que d’habitude. La languette d’ouverture relevée ne semblait pas vouloir faire céder le couvercle plus épais et doré, qui n’était pas en aluminium comme à l’accoutumée. Finalement elle disposa mes boulettes dans l’écuelle et mis le reste dans le placard.

J’ai dévoré ce petit déjeuné goulûment jusqu’à la dernière bouchée. Rassasiée, Je me suis postée, assise sur une chaise. J’ai huilé mon pelage noir avec application, j’ai fais ma toilette minutieusement tout en réfléchissant à différentes affaires courantes telles que le moyens de faire ma sieste dans les peu probables rayons de soleil qui pointent le matin dans le séjours. J’ai considéré l’éventuelle possibilité de voir la pluie aujourd’hui, sachant que les bouts de mes oreilles devenaient électriques et sensibles.

 

Nous habitons dans une toute petite maison à un étage avec un tout petit bout de jardinet. L’été on peut y installer une table et quelques chaises. Il est cloisonné par des palissades en roseaux assez hautes mais comme chaque maison se touche, les voisins de leur deuxième étage peuvent comme d’un mirador observer les allées et venues des autres. Toutes les maisons de la rue sont alignées, identiques les une aux autres à l’exception de la maison à l’angle du carrefour dont le jardin est beaucoup plus important.

Je me promène facilement d’un bout à l’autre de la rue car il y a toujours un petit trou dans les grillages ou les barrières, assez grand pour moi. Je me faufile, je passe dans les pots de fleurs, je grimpe sur les arbustes et sur les brics à bracs que les gens entreposent pour éviter de traverser à découvert dans les jardinets surveillés par leurs propriétaires. J’essaie d’être discrète, non pas qu’il y ait un danger quelconque mais c’est une tradition pour nous.

Ce matin là, considérant qu’il n’allait pas pleuvoir tout de suite, je suis allée jusqu’à la porte vitrée du séjour dans laquelle est percée une chatière pour mes allées et venues. Je suis sortie. J’ai laissé l’air humide tomber sur mon museau quelques instants. J'étais légèrement maussade, vaguement désappointée. Je suis resté assise sur une des dalles de pierres bordant la porte vitrée, immobile. Quelques brins d’herbes à un pas me tentaient bien, mais je n’avais pas le cœur à déguster quoi que ce soit. La journée s’annonçait triste. Je suis retournée dans la petite cuisine à l’autre bout du séjour juste à la porte d’entrée de la maison. Je me suis approché de ma gamelle et avec détermination j’ai essayé de la déplacer pour qu’en raclant le sol elle fasse le plus de bruit possible. Je suis sure en m’y prenant ainsi qu’elle va revenir me donner à manger. J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois parce qu’elle était partie se recoucher. Enfin, après quelques temps et en rallant elle est revenu. Elle a été chercher ma boite au placard. Machinalement elle m’a redonné des boulettes et j’ai attaqué ma deuxième ration de la journée.

Je mangeais tranquillement la nourriture quand une boulette un peu plus grosse me tenta, je l’avalais d’un coup mais là, j’ai senti que cela ne passait pas du tout. J’ai couru le plus vite possible dans la chambre et me suis mis à déglutir violemment.

J’ai tout recraché.

   

-Mais qu’est-ce qui t’arrive ? me demanda t-elle en se penchant. Elle était entrain de s’habiller

Je la regardais, les yeux ronds, navrée d’avoir salit la chambre et j’ai lancé un petit miaulement bref et presque éteint.

-Il va falloir que je nettoie tout ça ! C’est pas sympa au réveil.

Elle alla cherché du sopalin pour tout ramasser mais au moment de le faire elle se pencha davantage pour regarder et aperçu quelque chose.... Elle alluma le lustre du plafond pour y voir plus clair et au milieu de mon déjeuné elle en extirpa un petit objet qui brillait.....

-Qu’est-ce que c’était ?

Je le vis partir à la cuisine et entendis l’eau couler dans l’évier. Je la rejoignis sans me presser.

-Comment se fait-il que les boites contiennent autre chose que de la nourriture. Il y avait de quoi se plaindre.

 
A vous d'écrire la suite!!!!!!

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