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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 19:22

Pour les passionnés et amoureux des chats libres voici un article qui a pour objectif d'évoquer l'errance, car les chats libres avant d'être libres, étaient dits: errants.
Pourtant les chats sont territoriaux...Comme tout amour a des racines profondes qu'il est parfois nécessaire d'explorer.....


Avant propos" de l'ouvrage Figures de l'errance, sous la direction de Dominique Berthet, L'Harmattan, 2007

 

"L'errance a de nombreux visages et revêt différents aspects. Elle peut relever du déplacement physique, mais aussi d'un cheminement intellectuel, ou encore d'une pathologie mentale. Errance de la pensée, de l'esprit, de l'imagination vagabonde, errance de la recherche, de la réflexion, de l'écriture. L'errance en réalité nous est à tous familière, ne serait-ce que lorsque nous nous abandonnons à nos pensées, à nos rêveries. Errance immobile. La vie peut comprendre des errances occasionnelles voire être une longue errance. Nerval, Hölderlin, Nietzsche, Genet, Kerouac et tant d'autres, eurent des années ou une vie d'errance. Le thème de l'errance, faut-il le rappeler, est souvent présent dans la littérature et au cinéma. L'errance intrigue, fascine ou au contraire, inquiète. On s'y jette, on y tombe, on y résiste ou encore on s'en préserve. Mais à quoi renvoie-t-elle ?

Errer possède un double sens. Un premier venant du latin errare signifie « aller de côté et d'autre, au hasard, à l'aventure »  ; c'est ce verbe qui, au figuré, signifie s'égarer. Référence à la pensée qui ne se fixe pas, qui vagabonde. Laisser errer signifie alors laisser en toute liberté… Mais ce verbe signifie aussi se tromper, avoir une opinion fausse, s'écarter de la vérité. Par le passé, l'errant était celui qui errait contre la foi, c'était le mécréant, l'infidèle, le pécheur. Ici, l'errance conduit à l'erreur. Le Littré donne d'ailleurs comme définition de erreur : « Action d'errer çà et là. Action d'errer moralement ou intellectuellement ; état d'esprit qui se trompe ». On parlera aussi d'errements. Mais ce verbe errer ne doit pas être confondu avec un autre, qui se trouve dans l'ancien français et qui signifie aller, voyager, cheminer, verbe qui était très employé sous cette forme, venant du bas-latin iterare. C'est ce verbe qui est usité pour parler du chevalier errant, du Juif errant, ce personnage imaginaire tant peint par Chagall, que l'on suppose condamné à voyager incessamment jusqu'à la fin des temps. C'est aussi Zarathoustra, voyageur errant. Ici existe donc l'idée de voyager, même si c'est au hasard.

L'errance peut s'envisager au moins sous deux aspects. D'ordinaire, elle est associée au mouvement, souvent à la marche, à l'idée d'égarement, à l'absence de but. On la décrit comme une obligation à laquelle on succombe sans trop savoir pourquoi, qui nous jette hors de nous-même et qui ne mène nulle part. Elle est échec pour ne pas dire danger. L'errance, toujours vue sous cet angle, s'accompagne d'incertitude, d'inquiétude, de mystère, d'angoisse, de peur. C'est une épreuve. Elle est perte de soi-même. De ce point de vue, elle est opposée à la notion de plaisir. Cette conception de l'errance négative envisage l'errant comme un être égaré, désœuvré, à la dérive, sorte de SDF de notre période contemporaine. Bref, elle est considérée comme relevant d'un comportement déviant. Ainsi est-elle en effet parfois vécue. Mais l'errance est-elle toujours l'expression d'une crise ? Faut-il n'envisager que les affres de l'errance ? Sans doute pas, car elle possède de nombreuses autres facettes.

En référence au second verbe errer ( iterare), être errant c'est être, à un moment donné, sans attache particulière, allant d'un lieu à un autre, en apparence sans véritable but. En apparence seulement car l'errance, est une quête ; une quête d'autre chose, d'un autre lieu qu'Alexandre Laumonier appelle le « lieu acceptable » . L'errance pose en effet un certain nombre de questions concernant le lieu, l'espace, le mouvement, le temps. Cette recherche du lieu acceptable distingue l'errance du voyage. Voyager, c'est quitter son domicile ordinaire pour l'inconnu, sachant que le voyage n'est vraiment accompli qu'avec un retour. Dans le voyage, il n'est pas recherché un autre lieu où vivre. Le voyage est un éloignement momentané. Le plaisir de voyager dont a parlé Ernst Bloch dans Le Principe espérancen'existe que si le voyage est volontaire et souhaité, s'il relève d'une décision et d'un projet. Il exprime un désir d'horizons nouveaux, d'aventure, d'émancipation vis-à-vis d'un monde jugé étriqué. Voyager, c'est vouloir s'affranchir du connu. Ernst Bloch écrit : « Pour qu'un voyage plaise il faut qu'il soit entrepris de plein gré. Il faut que l'on soit heureux d'échapper à telle ou telle situation ou du moins que l'on parte sans regret. […] s'il n'est pas une rupture spontanée avec ce qui le précède, il ne mérite pas le nom de voyage. […] L'euphorie du voyage c'est l'évasion provisoire, sans regard en arrière. C'est un changement radical, que ne commande aucune contrainte extérieure » .

Cela dit, d'autres voyages s'apparentent à l'errance telle qu'elle vient d'être évoquée ( iterare). Voyage initiatique à la découverte de soi-même et des autres, dans un rêve de l'ailleurs, tel qu'en firent l'expérience Rimbaud, Gauguin ou les hippies des années 1970 sillonnant l'Inde. Long périple à la recherche de ce lieu acceptable dont l'inattendu, l'inconnu et l'errance sont les composantes. Dans cette errance, l'objectif n'est pas de se perdre mais au contraire de se trouver. L'errance est la quête incessante d'un ailleurs. Du fait de cette quête, généralement, il n'est pas envisagé de retour en arrière, c'est-à-dire de retour à l'endroit d'où on a senti le besoin de partir. Car l'errance relève de la nécessité intérieure, nécessité de partir, de porter ses pas plus loin et son existence ailleurs. Le retour serait la marque de l'échec de l'errance parce qu'expression de l'inaccessibilité de la quête. Mais l'errance n'est pas nécessairement continue. Elle peut s'accompagner de pauses, de temps d'arrêt, de même qu'elle peut comprendre des étapes. De plus, elle ne relève pas d'une condamnation à l'errance perpétuelle. Elle peut avoir une fin. Quoi qu'il en soit, on en ressort toujours autre, différent. L'expérience de l'errance transforme, comme tout moment fort de l'existence. Après, plus rien n'est pareil. Le regard que l'on porte sur les choses a changé…

Les textes qui composent cet ouvrage furent présentés à l'occasion du 9 e colloque organisé par le CEREAP qui s'est tenu en Martinique, en décembre 2003 , sur le thème « Errances ». Ces communications venaient compléter une première série de textes publiés sur le même sujet en octobre 2003 dans Recherches en Esthétique . Communications inédites d'auteurs qui, pour la plupart, n'avaient pas collaboré au numéro de cette revue, élargissant ainsi les approches et les points de vue.

Comme ces réflexions le montrent, la notion d'errance est ambiguë car elle est liée au pire (la perte de soi) comme au meilleur (l'éloge de l'imprévu). Tout dépend du point de vue à partir duquel elle est envisagée. Ces textes tentent d'apporter des réponses aux questions : qu'est-ce que l'errance ? Quelles sont ses manifestations ? S'agit-il d'une absence de finalité, d'une perte du sens ou d'une poétique du lieu ? Déperdition, dépossession ou démarche initiatique, manière de vivre un idéal ? Egarement ou prémisses d'une démarche créatrice ?

Ces textes investissent des domaines variés : les arts plastiques, la littérature, le cinéma et la philosophie. Des chercheurs de l'IUFM de Martinique, de l'Université des Antilles et de la Guyane , de l'Université de Paris I, de l'Université de Provence, des Beaux-Arts de Nice analysent cette notion au travers d'auteurs comme Antonin Artaud, Alejo Carpentier, Thomas de Quincey, D. H. Lawrence, Hart Crane, Jack Kerouac ; des cinéastes comme Jean-Luc Godard ou Agnès Varda ; des philosophes comme Nietzsche, Kant, Descartes, Heidegger ; des artistes comme Beuys, Orlan, Richard Long, Chen Zhen ou Reno Salvail. Trois artistes vivant en Martinique livrent aussi leur réflexion sur leur démarche et leur pratique liée à l'errance. "
Dominique BERTHET
Dominique BERTHET est Docteur en Esthétique et Sciences de l'art (Université de Paris I), Docteur en Philosophie (Université de Paris I), Maître de Conférences à l'IUFM de Martinique.
Fondateur et directeur du CEREAP et de la revue
 : Recherches en Esthétique
Chercheur associé au laboratoire d'Esthétique Théorique et Appliquée de l'université Paris 1.
Membre de l'A.I.C.A. (Association Internationale des Critiques d'Art).
Co-directeur de la collection " Les Arts d'ailleurs " aux éditions L'Harmattan.


Le loup et le chien

Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
" Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
" Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

Les Fables, Livre I La Fontaine


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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 00:37




Extrait du Discours de la méthode de l'Ecole du chat
Article 4 - L'hébergement du chat libre

Une société d'animaux libres ne peut se maintenir en ville que par une amélioration permanente des conditions de leur existence, il est donc bon de considérer que les chats ont droit à un hébergement correct dans leur territoire. Cette maison à chats possédera un auvent où sera déposée la nourriture, et une ouverture en forme de chattière, dirigeable à distance. Cette maison ne sera, en somme, qu'une trappe aménagée confortablement.
Déposée dans un endroit interdit au public, cette maison " participera ", par sa forme esthétique, au jardin-paysage où l'espace est organisé par le relief du site et des arbres.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 21:19

LIBRES
Ce jour est une date anniversaire. Depuis le 6 janvier 1999, les chats vagabons sont enfin libres et protégés par la loi!!!!!


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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 20:32
En surfant, j'ai trouvé cette page drolisssime. Une écriture et un ton que l'on trouve dans tous les articles. Ils ne concernent pas uniquement les animaux mais bon!

link

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 20:43
Une musique de rue en l'honneur de nos chats libres
Un carnaval de pulsations
à ceux qui ont eu le coeur meurtri



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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 20:32


BONNE ANNEE 2009

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 20:13

Au chat noir, ma maison

Chat noir , l'Antiquité, vénérait ta frimousse
Qui incarnait Bastet, la déesse égyptienne
Le temps s'est arrêté sur les douces caresses
Que de grands pharaons, déposaient sur ton front.

Tu devins malfaisant, dans l'Europe médiévale
Noir ton corps, âme noire, associés au Démon.
Roi du sabbat des chats, qu'on craignait Mardi Gras
Tu fus bouc émissaire, terreur imaginaire
Des feux de la Saint-Jean, tenace superstition!

Le Roi de France lui-même, enflammait les fagots
Au dessus desquels, toi, avec tes congénères
Entassés dans un sac, vous brûliez sur la terre
Martyrs tout comme vos pairs en d'autres territoires.

On t'emmurait vivant, dans les tours d'Angleterre
Vivants on vous jetait en Belgique, quelle misère
Si la chute par trois chats, laissait un survivant
C'est la foule hystérique, qui le coursait souvent

Chat noir, mon beau présage, traverse sur mon passage
Ni procès, ni croisade, je ne t'imposerai
Ne t'associerai point, à la vilaine sorcière
Verruqueuse et mégère, qui te chevaucherait
Comme un vulgaire balai, depuis le Moyen-Âge.

Mon chat noir, météo, prévois pour moi le temps,
Ta patte sur le museau, hou! soufflera le vent
Glissée derrière l'oreille, flic-flac, la pluie réveille
Le félin qui sommeille en chacun d'entre nous.

Chat noir, mon beau chat noir
Tu restes dans ma mémoire
Un grand Pich-Pich d'Amour
Que je n'oublierai pas.

LEILA


MERCI pour ce cadeau NATH

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 13:23

Encore un  sauvetage in extremis. Cette fois -ci il s'agit d'une tourterelle. Dans la tranquillité de l'après-midi de Noël, a jaillit de derrière les buissons, un espèce de bruit; mélange de froissement d'étoffe, de cri étouffé, de tourbillon frémissant. Les petits dormants se sont réveillés, précipitament toutes oreilles tendues, très intéressés. Leurs regards tournés tous dans la même direction, j'ai deviné.
Je suis sortie en vitesse, j'ai fais le tour et j'ai trouvé....MON PETIT VINCE avec une TOURTERELLE dans le bec!!! Surpris il l'a lâché et reprise trois fois. je l'ai écarté, elle s'est réfugiée sous un buisson ou je suis allée la prendre sans résistance. Je l'ai mise dans une cage de transport pour chat, je lui ai mis des graines et de l'eau.

Que faire! Plein de plumes arrachées mais pas de blessure apparente.

Le jour de Noël, personne! J'ai contacté plusieurs ligues de protection des oiseaux de plusieurs régions ainsi qu'un vétérinaire de garde. Il m'a dit de la relâcher car, mordue par un chat, soit elle arrivait à voler, soit elle ne tiendrait pas. Ayant laissé un message à la LPO, quelqu'un m'a rappelé et dit de la garder. Soit elle passait la nuit avec très peu de chance car les blessures par chat sont souvent internes, surtout, ne pas s'attacher!, soit on pouvait espérer au matin.

Ce matin, il y avait des crottes et elle se tenait sur le rebord du récipient d'eau. Elle avait des réflexes.
Bien sur, aujourd'hui, beaucoup de vent. Pendant une acalmie et un rayon de soleil, je suis sortie sur un terrain dégagé avec des arbres. Dans sa cage, l'air frais, le vent, l'ont émoustillée. Si elle ne volait pas je pouvais la récupérer. Elle est sortie en piaillant et s'est envolée tout de suite. Elle a changé d'arbre. En revenant chez moi j'ai entendu un appel de tourterelle et j'espère qu'elle a retrouvé sa compagnie car elles étaient deux, lors de sa capture.

Il lui manque sous le ventre ses plumes, je pense pouvoir la reconnaître au passage
.
Quant à mon petit Vince, c'est vraiment un très grand chasseur car ici les tourterelles connaissent bien les chats et ne se font pas avoir comme ça!


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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 19:39

Il y a des cadeaux de Noël que l'on retrouve abandonnés l'été au bord des routes!

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 20:34

Je me suis trompée, Vince a apporté un petit oiseau. J'ai cru que c'était un cadeau comme le fait "trois plumes" ou d'autres petites chatounes. Non, il est venu avec sa proie, et, défendu de s'approcher!!. Il grogne comme il faisait chaton, ayant pris comme proie, un faux oiseau, une décoration pour sapins de Noël auquel il arrachait toutes les plumes surexité. Difficile de comprendre pourquoi il vient le manger sous notre nez. Bref, il a commencé à le mâchouiller et puis sans retirer les plumes, il l'a avalé en trois bouchées. Un authentique petit tigre!

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